THEORIE DU GENRE A L’ECOLE PRIMAIRE

A-t-il été véritablement envisagé toutes les conséquences pour notre société française, dans 25 ans ? À commencer par nos petits élèves d’aujourd’hui …

 

Dans une société en perte de repères civiques, moraux, religieux, la théorie ou plutôt l’idéologie du genre ne va-t-elle pas accentuer cette situation ?

 

Des enfants dont, dès le plus jeune âge, l’identité sexuelle et tous les mécanismes de structuration qui l’accompagnent seront niés, ou déniés, peuvent-ils devenir des adultes équilibrés, structurés, épanouis, Homme ? (Cf le poème « Tu seras un homme, mon fils » Rudyard Kipling 1910)

 

Peut-on réduire ainsi l’être humain à une seule machine sexuée ne fonctionnant que sur des réactions chimiques ?

 

La volonté d’égalité des sexes, la suppression de stéréotypes dus à l’éducation familiale et culturelle, objectifs majeurs de cette idéologie, ne peut s’arrêter à l’anéantissement ou du moins une tentative d’anéantissement des différences physiques. L’Homme est un être humain avec une dimension intelligente, spirituelle et humaniste, incontournable.

 

Aussi cet enseignement dès l’école primaire et cette conception de la société de demain se révèle très réducteurs voire nihilistes.

 

À moins que la volonté de cette idéologie, sous couvert « d’égalité » et « d’évolution » ne soit un moyen de réduire un peu plus l’Homme à un morceau de viande, tout juste bon à consommer pour se nourrir et se reproduire …

Il est vrai qu’ainsi, il devient d’autant plus contrôlable … Ne plus réfléchir, ni penser, s’opposer, créer … simple, non ?

 

QUEL EST LE RÔLE DE L’ÉCOLE DANS CE CONTEXTE ?

 

L’école d’aujourd’hui doit-elle « formater » l’Homme de demain ? Est-ce là son véritable rôle ? Cette théorie, pour l’école primaire française ne sert-elle pas à créer un écran de fumée pour camoufler son incapacité à apprendre à lire, écrire et compter correctement à tous nos jeunes élèves?

Rappelons-le : 22% de nos élèves rentrent en 6ème illettrés … 140 000 d’entre eux sortent chaque année de notre système scolaire sans aucun diplôme … En quoi la théorie, idéologie, du genre va-t-elle améliorer cette situation ?

 

L’école ne doit-elle pas, avant tout, apprendre à lire, écrire et compter ? Ainsi qu’apprendre à apprendre, pour permettre aux élèves d’appréhender et de s’approprier n’importe quel nouveau sujet aisément, tout au long de leur vie ?

 

André Malraux (1901-1976) nous a laissé cette réflexion :

« … le 21ème siècle sera un siècle spirituel ou ne sera pas … » Nous comprendrons le mot « spirituel » ici dans le sens  relatif à l’esprit, à l’être.

 

Si nos enfants savent apprendre par eux-mêmes, ils pourront aussi réfléchir, se poser des questions sur la vie et la société, le monde, notre planète, faire des choix, en s’appuyant sur leurs identités et différences d’hommes et de femmes libres, avec leurs héritages familiaux, culturels et historiques.

 

Nier ces identités et différences ne peuvent faire progresser l’Homme dans son côté humaniste et spirituel.

L’école a-t-elle le droit de voler ces identités ?

De fabriquer une société d’êtres « robotisés », ne connaissant qu’une pensée unique ?

 

Quelle société pour demain ? Quel Homme veut-on ?

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Une cause de l’échec en étude … un témoignage, une expérience …

SOS PROF

UNE CAUSE DE L’ECHEC EN ETUDE …

UN TEMOIGNAGE, UNE EXPERIENCE … UNE SOLUTION ?

Une histoire simple, vécu par des milliers d’élèves, enseignants et le soir après le travail ou le week end… des parents qui veulent y croire encore …

Un élève prend un cours particulier de mathématiques en 2nde. Les leçons de la semaine viennent d’être ré-expliquées par l’enseignant. Passons aux exercices d’entraînement. Sujet : les fonctions.

L’élève, de bonne volonté, lit la consigne présentée par l’enseignant. Silence.

L’enseignant : « que se passe-t-il ? » il a observé un regard rêveur chez son élève.

L’élève : « je ne sais pas, je suis crevé »

L’enseignant commence à poser des questions à l’élève sur sa journée … l’élève semble un peu plus attentif … L’enseignant lui demande de relire l’énoncé.

Quelques instant plus tard, l’élève se plaint : « j’ai l’impression d’être vidé, ne rien savoir, et en plus je n’arrive pas à être là … » L’enseignant commence à poser des questions : « est ce que quelque chose te paraît pas clair, difficile  ? »

Elève : « non … je n’y arriverai jamais, ces exercices, ces leçons … » L’enseignant observe que l’élève se met à bouger. Moins calme et plus stressé qu’au début de l’heure, à la limite de l’anxiété»

L’élève presque à bout de nerf :  « je suis nul . je n’y arriverai jamais et puis j’y comprends rien ! » L’enseignant observe l’agitation croissante de son élève.

Il décide de vérifier quelque chose avec son élève et lui propose de lui poser des questions sur l’énoncé de la consigne : 1ère Phrase :« On considère la fonction g qui transforme un nombre en son carré.

On note : g : x – > ou g (x) = x² »

L’enseignant : « Qu’est ce que veut dire « carré » ? »

L’élève prend alors la parole :  « et puis d’abord « fonction » … fonction de quoi ? J’y comprends rien. »

L’enseignant vient de comprendre. Depuis plusieurs minutes il parle du mot « fonction », l’élève n’a pas acquis le concept complet et exact de ce mot. Mot utilisé et entendu par l’élève, déjà en 3èmeIl ne maîtrise pas cette terminologie spécifique des mathématiques

L’élève en quelque sorte est « collé de façon inconsciente » sur ce mot dont il n’a pas compris le concept exact. Comment de ce fait, appliquer cette consigne … qui ne lui parle pas ?

Des études américaines ont prouvé qu’un mot pas compris crée comme un blanc (ou un vide) dans le mental humain et des réactions physiologiques.

Comment sera-t-il possible à l’élève de faire son exercice s’il n’en comprend pas les mots ?

Un mot non compris (ou mal compris)  peut se manifester de plusieurs manières : on pense connaître le mot, ou sa définition est confondue avec un autre mot, ou seule une partie de sa définition est connue de la personne, ou une terminologie spécifique (ici propre aux mathématiques), comme dans notre histoire.

L’enseignant explique de nouveau le mot, donne des exemples concrets à l’élève et lui demande de lui en citer.

L’élève s’exclame alors en comprenant : « c’est comme dans une machine à laver le linge ! On rentre du linge sale … la machine fait son travail (remplit sa fonction) et le linge ressort tout propre !!! »

Et l’élève pu résoudre sans difficulté son exercice …

Aussi, si vous voyiez un (ou des) élève(s) avec ces comportements … posez-vous cette question : Y aurait-il un ou des mots qui ne lui paraîtrait pas clairs, ou difficile ? Vous l’ aiderez grandement !

Expliquez lui que tout ce qu’il ressent (« être crevé ou lessivé, sensation de vide, sentiment de ne pas être là, anxiété, nervosité extrême etc. …) c’est peut-être un mot ou un symbole qui ne lui sont pas complètement compris … Et qu’il n’est pas nul pour autant !!!

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Vincent Peillon : Refonte de l’école.

VINCENT PEILLON, MINISTRE DE L’EDUCATION – REFONTE DE L’ECOLE

RESULTATS PISA – La France 18ème sur 36 pays. – Recul de 5 places depuis 2003.

A la vue du résultat PISA de cette année, la France recule de 5 places. Notre ministre a décidé d’entamer une refonte de l’école pour réduire les inégalités entre élèves et ce taux de 20% d’entre eux laissés sur le bord du chemin chaque année.

Souhaitons qu’il y parvienne ! Qu’il reste dans l’histoire, le ministre qui a changé de façon profonde l’école de la République !

Mais va-t-il s’attaquer au juste « pourquoi » de cette situation ? Va-t-il véritablement trouver la bonne source de ces difficultés ? Que va-t-il lui être rapporté, conseillé ? Saura-t-il poser et identifier les bonnes problématiques ?

L’un des prédécesseurs de Vincent Peillon, Monsieur De Robien en 2006 avait mis en évidence un problème majeur dans ce dysfonctionnement de l’école, déjà très sensible à l’époque : les méthodes d’apprentissage de lecture.

Nous n’allons pas rentrer dans le débat méthode globale, semi-globale et syllabique ici. Cependant, comment ne pas créer de lien entre la manière d’apprendre à lire pour tous nos petits élèves et un taux d’illettrisme croissant ainsi que ce classement PISA ?

Comment prétendre savoir lire correctement, ou apprendre à lire correctement à l’école primaire, pour comprendre un sujet, sans maîtriser son alphabet et le mécanisme syllabique, ainsi que tous les sens d’un même mot ?

Une anecdote : un enfant de 5ème (5ème vous avez bien lu) qui s’exclame un soir en faisant ses devoirs avec sa mère :

« Mais alors … les mots ont plusieurs sens … ? »

Imaginez le nombre de classes passées, sans que l’enfant ait conscience de ce point.

Qu’en résulte-t-il ?

Non compréhension ou compréhension approximative de nombreux sujets sur plusieurs années, des difficultés à appliquer les consignes, parfois même découragement, abandon avec l’idée que «je suis nul » – « L’école n’est pas faite pour moi. » – «je n’y comprends rien » etc. …

Vincent Peillon, s’il souhaite sortir l’école Française de ce marasme devra s’attaquer à ce problème. L’Angleterre l’a compris depuis près de 8 ans. Résultat : même les pires écoles en termes de réputation ont amélioré leurs résultats. Avec un taux d’illettrisme en net recul (- 7%)

C’est une évidence. Un enfant qui lit couramment en connaissant le ou les sens des mots, peut se structurer et étudier. (cf : Dyslexie vraie fausse épidémie ? de Colette Ouzilou – orthophoniste.) A l’inverse comment peut-il appliquer une consigne lors d’un contrôle s’il n’en comprend qu’un mot sur 3 ou sur 4 ?

Il s’agit juste de bon sens et d’observation.

Pour réduire les inégalités, commençons par s’assurer que chaque enfant en apprentissage de lecture, acquière ce mécanisme et comprenne … qu’un mot a plusieurs sens ! Sans approximation hasardeuse, au travers de méthodes d’apprentissages qui laissent « deviner le sens du mot » (méthode globale.)

Quelque soit son origine et milieu social …

AUTRE POINT SOULEVE PAR LE RESULTAT PISA

Ce test évalue aussi l’aptitude des élèves à appliquer les connaissances acquises à l’école dans les situations de la vie courante.

Au collège notamment, il est devenu courant d’apprendre des leçons entières par cœur.

Excellent pour la mémoire : mais en fonctionnant ainsi, avec des enfants conditionnés à ce mode d’apprentissage, comment vérifiez-vous sa compréhension ? Comment s’assurer de l’assimilation (J + 3 mois) de nouveaux mots en histoire géographie, en sciences, dans toutes les matières finalement …

Le « par cœur » est un excellent moyen de « sauver les apparences » en terme de moyennes. Mais qu’en est-il de l’application dans la vie courante et de la réutilisation des données … ?

Témoignage d’une maman :

« Ma fille m’a récité sa leçon d’histoire (par cœur) ce weekend end. Je lui ai posé 2 questions de compréhension : elle a été incapable de me répondre ! Que peut-on faire ? »

VINCENT PEILLON DANS SON COMMENTAIRE DES RESULTATS PISA :

« LES PROFESSEURS NE SONT PAS RESPONSABLES DE CETTE SITUATION »

Monsieur le Ministre, ils ne le sont peut-être pas totalement, mais il s’agit de leur métier … ! Ne l’oublions pas … !

Il est cependant nécessaire de leur donner plus de libertés en terme d’innovation pédagogique pour enseigner au mieux, en fonction des élèves tous différents de leurs classes.

Veiller aussi à ce que les inspections académiques regardent non pas seulement la transmission des connaissances et du programme, mais aussi la manière dont l’enseignant enseigne.

Si les résultats sont là, l’enseignant devrait être totalement libre de choisir son mode d’enseignement. Peu importe s’il ne respecte pas le « cadre académique ». Il fait passer son message, l’élève comprend, peut réutiliser ce message : l’enseignant a rempli sa mission ! Il n’a pas à subir de reproches à ce sujet.

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